CAMPAGNE 2026
SOUVERAINETÉ NUMÉRIQUE
Quelques minutes aujourd’hui peuvent protéger notre capacité de choisir, comment nous voulons dépenser notre argent, exercer notre liberté de transiger avec qui on veut.
La transformation numérique avance rapidement. Elle peut simplifier nos vies, mais elle peut aussi modifier silencieusement
ce que nous devons fournir, ce que les organisations et les institutions peuvent conserver
avec qui nos renseignements sensibles peuvent être reliés
et les alternatives qui demeurent accessibles lorsque nous refusons.
Nous voyons apparaitre clairement aujourd’hui un nouveau contrat social numérique relié directement à notre comportement de consommateur.
Protection ou Surveillance ?
Lorsque tous les systèmes pourront communiquer, qui garantira encore au citoyen le droit de dire non?
Qui garantira qu’un renseignement, une identité ou un comportement ne puisse devenir la condition d’un achat, d’un paiement ou de l’accès à un service?
Savoir ce qui vous arrive sur le plan numérique est fondamental au moment où l’architecture se construit sans vous, sans votre consentement.
Consacrer quelques minutes pour comprendre — avant que certaines décisions deviennent difficiles, voire impossibles à renverser.
Cette campagne ne vous demande pas d’être spécialiste du numérique ni de connaître toutes les lois. Elle vous donne les outils pour comprendre les conséquences, poser les bonnes questions et interpeller celles et ceux qui sollicitent votre vote dans votre comté.
Parce qu’en 2026, nous pouvons encore décider des protections que nous voulons conserver. Mais pour combien de temps?
Campagne électorale québécoise 2026
Comment VOUS pouvez agir sur vos choix AVANT que le choix disparaisse
EN 20 SECONDES
Ne manquez pas les prochaines vidéos qui vont réellement vous montrer concrètement comment toute l’infrastructure numérique reliée s’est constituée et à quel point elle pourra nous enfermer ou nous épanouir.
MOBILISATION DES CITOYENS
CANDIDAT.ES – ÉLECTION 2026
Cliquez le lien ci-bas pour remplir le questionnaire et exprimer aux citoyens votre position sur 13 engagements.
— LE CONSTAT EN 20 SECONDES —
Trois moments charnières
Depuis 2022, Connexion-U analyse, documente et éprouve sur le terrain les transformations qui touchent la protection des renseignements personnels, l’accès à l’argent, les services essentiels et la numérisation de l’économie québécoise.
Ce travail prolonge une réflexion amorcée dès 2019 sur les conditions qui doivent demeurer sous le pouvoir de l’être humain afin qu’il conserve réellement sa capacité de choisir.
2022
2024
2026
Le consentement disparaît
Peut-on parler de consentement libre et éclairé lorsqu’il faut accepter une collecte ou des conditions présentées comme nécessaires pour conserver l’accès à un service?
L’argent disparaît
Que reste-t-il d’une réelle alternative au numérique lorsque les alternatives physiques — guichets, comptoirs, services humains et argent comptant — diminuent progressivement?
Le choix disparaît
Lorsque des systèmes conçus séparément deviennent capables de communiquer entre eux, que deviennent les protections qui avaient été conçues séparément?
L’ALTERNATIVE EST LA CONDITION MATÉRIELLE DU CHOIX.
Autrement dit, sans alternative réelle à l’économie numérisée, il n’y a plus de porte de sortie.
— LE PROBLÈME NOUVEAU DE 2026 —
DES BRIQUES CONSTRUITES SÉPARÉMENT PEUVENT MAINTENANT ÊTRE INTERRELIÉES
Les systèmes bancaires, gouvernementaux, identitaires, transactionnels et privés deviennent de plus en plus capables de communiquer.
Chaque système peut avoir sa loi, ses règles, ses responsables, ses fournisseurs et ses mécanismes de sécurité.
Mais lorsque les briques commencent à communiquer, une nouvelle question apparaît :
Que deviennent les protections existantes lorsque les briques de l’architecture numérique, conçues séparément, s’assemblent et deviennent capables de communiquer entre elles?
C’est ce que nous appelons l’interopérabilité.
Et deux questions doivent alors être posées :
1. Pourquoi relier ces renseignements, ces identités et ces systèmes? Dans quel but?
2. Quelles protections traversent toutes les composantes de cette architecture, peu importe qui construit chacune des briques?
— LE LIEN AVEC L’ÊTRE ESSENTIEL —
2019–2026
DE L’ÊTRE ESSENTIEL À LA SOUVERAINETÉ NUMÉRIQUE
Notre campagne 2026 ne naît pas avec l’identité numérique.
En 2019, Connexion-U publiait sa Déclaration sur l’être essentiel, articulée autour de huit principes.
Elle posait déjà une question fondamentale devant l’accélération technologique :
Qu’est-ce qui doit demeurer sous le pouvoir de l’être humain?
La Déclaration place notamment au centre de cette réflexion le droit d’exister, la raison et l’intuition, le plein pouvoir, l’inviolabilité, la pensée critique et la responsabilité de l’être humain sur son propre devenir.
En 2022, cette réflexion a rencontré une réalité juridique et quotidienne : la protection de nos renseignements personnels et les conditions d’un consentement réellement libre et éclairé. Nait un premier jalon pour inspirer le droit.
En 2026, la question franchit une nouvelle étape :
Comment préserver ces protections lorsque les systèmes eux-mêmes deviennent capables de communiquer?
La souveraineté numérique devient ainsi une application concrète d’une préoccupation présente chez Connexion-U dès sa fondation en 2018 :
L’ÊTRE HUMAIN DOIT DEMEURER EN MESURE DE CHOISIR.
Et pour qu’un choix demeure réel, il faut en préserver les conditions matérielles.
Comprendre. Choisir. Refuser. Disposer d’une alternative. Pouvoir sortir. Obtenir un recours.
Le choix, l’alternative et la porte de sortie sont des conditions essentielles de la souveraineté numérique.
— MAIS NOS LOIS NOUS PROTÈGENT DÉJÀ —
NOS LOIS CONTIENNENT DÉJÀ DES PROTECTIONS
Oui.
Et c’est précisément l’un des constats importants de notre recherche.
Au Québec, le principe de nécessité limite déjà la collecte des renseignements personnels. La Commission d’accès à l’information rappelle que la nécessité doit être évaluée avant même d’obtenir un consentement valide.
L’article 9 de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé prévoit également qu’on ne peut refuser un bien ou un service simplement parce qu’une personne refuse de fournir un renseignement personnel, sauf dans les circonstances prévues par la loi. En cas de doute, le renseignement est réputé non nécessaire.
Et l’article 14 exige qu’un consentement soit notamment manifeste, libre, éclairé et donné à des fins spécifiques; chaque finalité doit faire l’objet d’une demande formulée en termes simples et clairs.
ALORS, OÙ EST LE PROBLÈME?
Ces protections ont été conçues dans différentes lois, pour différents secteurs et différentes relations.
Pendant ce temps, les systèmes deviennent capables de communiquer au-delà de leurs frontières institutionnelles.
Connexion-U n’a trouvé aucun droit transversal garantissant que l’ensemble des protections nécessaires continuera de produire ses effets une fois les briques assemblées.
Cette formulation est importante : elle ne prétend pas que « rien ne protège les citoyens ». Elle identifie exactement ce qui manque.
— LA PROPOSITION CENTRALE —
CONNEXION-U PROPOSE LA CRÉATION D’UN DROIT TRANSVERSAL
Ce droit ne remplacerait pas les protections qui existent déjà.
Il viserait à les faire traverser les briques, à les rendre visibles et exerçables lorsque plusieurs systèmes deviennent interopérables, et à créer les garanties nouvelles qui manquent. Donc peu importe la brique (banque, gouvernement, portefeuille d’identité numérique, transactions, commerces et services, tiers), certaines protections doivent traverser toute l’architecture.
— LISTE DE VÉRIFICATION DES CONSÉQUENCES NUMÉRIQUES —
AVANT DE CONSENTIR, SAVOIR À QUOI NOUS CONSENTONS
Connexion-U propose un outil de transparence :
UNE LISTE DE VÉRIFICATION DES CONSÉQUENCES NUMÉRIQUES
Elle ne remplacerait ni les lois ni les politiques de confidentialité.
Elle ferait quelque chose de beaucoup plus simple :
Rendre immédiatement visibles les conséquences du choix.
Voici à quoi pourrait ressembler cette liste de vérification des conséquences numériques
— LA PRÉVENTION —
LA PROTECTION DOIT COMMENCER AVANT.
- Avant la collecte inutile.
- Avant la conservation inutile.
- Avant la liaison inutile.
- Avant que l’alternative disparaisse.
- Avant que l’architecture devienne irréversible.
C’EST LE PRINCIPE DE PRÉVENTION.
La cybersécurité est indispensable. Mais sécuriser une architecture et déterminer si cette architecture doit exister sous cette forme sont deux questions différentes.
La CAI rappelle elle-même que la nécessité doit être évaluée avant le consentement; la loi impose par ailleurs aux entreprises des mesures de sécurité adaptées aux renseignements qu’elles détiennent. Ces deux fonctions sont donc liées, mais elles ne sont pas identiques.
LA MODERNISATION PEUT AVANCER.
MAIS ELLE NE DOIT PAS POUVOIR DÉTRUIRE LA VOIE PERMETTANT DE LA REFUSER LORSQU’ELLE N’EST PAS JURIDIQUEMENT NÉCESSAIRE.
La question demeure :
POUVONS-NOUS TOUJOURS CONSERVER NOTRE SOUVERAINETÉ NUMÉRIQUE?
CONNEXION-U — CAMPAGNE 2026
— LES DOCUMENTS DE LA CAMPAGNE —
1 — LETTRE AUX CANDIDATES ET CANDIDATS
Pour comprendre immédiatement la demande politique
2 — SOMMAIRE
La campagne en quelques pages
3 — DÉVELOPPEMENT
Le raisonnement complet : 2022 → 2024 → 2026
4 — ANNEXE JURIDIQUE ET DOCUMENTAIRE
Les lois, sources, distinctions juridiques et fondements documentaires
Vous pouvez répondre au questionnaire ci-bas (5- Remplir le questionnaire) avant de prendre connaissance du dossier complet.
— QUESTIONNAIRE ÉLECTORAL —
AUX CANDIDATES ET CANDIDATS DU QUÉBEC
ÊTES-VOUS PRÊTS À PROTÉGER LE CHOIX AVANT QU’IL DISPARAISSE?
Connexion-U demande aux candidates et candidats de prendre position sur 13 engagements concernant notamment :
Le droit transversal, l’alternative permanente, la liste de vérification des conséquences numériques, la distinction entre vérification et numérisation, l’interopérabilité, la réversibilité, la destruction vérifiable, le recours humain et les contre-pouvoirs indépendants.
Si vous êtes candidat.e et que vous aimeriez offrir votre opinion à vos électeurs avant le 5 octobre 2026, veuillez nous contacter afin que nous puissions vous envoyer le questionnaire par courriel. Vous pouvez toutefois l’imprimer immédiatement et suivre les indications.
Notez que nous publierons les résultats sur la page publique du questionnaire.
5 — REMPLIR LE QUESTIONNAIRE
Prise de position du candidat sur 13 engagements (pour la version en ligne, demandez le code de validation)
Télécharger le PDF | Imprimer | Envoyer à Connexion-U
Nous allons vous contacter par la suite pour garantir que vous êtes bien le candidat qui a rempli le questionnnaire.
— POUR LES CITOYENS —
EN QUELQUES SECONDES POUR FAIRE BOUGER LES CHOSES, INTERPELLEZ VOTRE CANDIDAT
La souveraineté numérique ne se décidera pas uniquement dans les systèmes informatiques.
Elle se décidera aussi dans les lois qui détermineront ce que ces systèmes ont le droit de relier, ce qu’ils doivent laisser séparé et quelles alternatives doivent demeurer accessibles.
DEMANDEZ À VOTRE CANDIDAT DE SE POSITIONNER :
- Téléchargez et personnalisez le courriel type.
- Téléchargez le dossier complet.
- Envoyez-les à votre candidate ou candidat.
VOUS POUVEZ IMPRIMER LES DOCUMENTS POUR LES REMETTRE EN MAIN PROPRE OU LES ENVOYER PAR COURRIEL À VOTRE CANDIDAT(E).
Prenez connaissance des questions posées aux candidat.es face aux enjeux sur la SOUVERAINETÉ NUMÉRIQUE et suivez les résultats de leur positionnement.
Campagne Connexion-U 2022
Campagne Connexion-U 2024
Une démarche citoyenne et non partisane
La campagne Souveraineté numérique 2026 s’inscrit dans la mission de Connexion-U. Elle ne vise à favoriser ni à défavoriser un parti politique ou une candidature. Les mêmes propositions et le même questionnaire sont présentés aux candidates et candidats, afin que les citoyens puissent connaître et comparer leurs positions.
Connexion-U a vérifié auprès d’Élections Québec les règles applicables à ses interventions et à ses activités publicitaires dans le cadre de cette campagne.