Ces enfants du primaire qui apprennent à penser

Petit à petit, les yeux se ferment, les mains se posent sur les genoux, puis les respirations s’approfondissent. Doucement, le calme s’installe. Assis en cercle, les élèves de 5e année de la classe de Marie-Christine Poutré se préparent pour leur atelier hebdomadaire de philosophie.

Un oeil s’ouvre, puis un second et un troisième. Maintenant, toute la classe est bien attentive, mais le silence est toujours là. Cette fois, pour écouter. Pour savoir quel thème sera abordé. Mais pas question ici pour l’enseignante de revêtir son habit de maître. Ce sont aux élèves de proposer le sujet de la discussion. Un sujet qui prendra la forme d’une question.

Aydin s’empresse de lever la main le premier. « J’aimerais qu’on parle d’amour. Comment deux personnes peuvent-elles se rencontrer et ensuite s’aimer ? »

Polina ne tient plus en place. Les idées se bousculent dans sa tête. « Je me demande pourquoi il y a des personnes qui respectent les règlements et d’autres pas. Est-ce qu’il faut toujours les respecter ? »

Roni, confiant, lance une idée. « Est-ce que c’est toujours la bonne décision de dire la vérité ? »

Par un vote à main levée, c’est ce sujet que les élèves choisissent de débattre. Roni hérite d’emblée du premier droit de parole. « Ce n’est pas toujours bien de dire la vérité parce que, des fois, ça peut blesser », avance-t-il en regardant ses camarades de classe.

L’enseignante saisit la balle au bond et relance la discussion. « Dans quelle situation la vérité ne serait-elle pas bonne à dire ? »

S’ensuit une discussion animée, d’une cinquantaine de minutes, dans laquelle des thèmes aussi fondamentaux que la confiance, l’amour, la fidélité et le respect seront tour à tour abordés. Une inspirante valse d’idées dans laquelle d’innombrables tranches de vie côtoient ici et là des réflexions qui flirtent avec une plus grande abstraction.

« Ce n’est pas évident de toujours suivre le fil de la discussion, de relancer le débat, de penser à des sous-questions », lance Marie-Christine Poutré, à la fois exaltée et essoufflée, à la fin de l’atelier.

« Mais ça leur procure un espace, poursuit-elle, l’oeil pétillant. Un espace de parole, un espace pour discuter. On les entraîne à réfléchir, à avoir une opinion et à se rendre compte qu’elle peut évoluer au fil d’une discussion. »

Aydin s’empresse de lever la main le premier. «J’aimerais qu’on parle d’amour. Comment deux personnes peuvent-elles se rencontrer et ensuite s’aimer?»

Marie-Christine Poutré en est à sa deuxième année à animer des ateliers de philosophie pour ses élèves de l’école primaire des Amis-du-Monde à Côte-Saint-Luc, dans l’ouest de Montréal. L’an dernier, quelques enseignants de l’école rattachée à la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys s’étaient lancé le défi d’initier leurs élèves à la démarche philosophique. L’expérience a été couronnée de succès et dès septembre dernier, c’est toute l’école qui a fait le saut.

Chaque semaine, ce sont donc 550 élèves, de la maternelle à la 6e année, qui apprennent à débattre, à développer leur pensée, à confronter leurs idées et à écouter l’autre.

Une véritable fierté pour Lina Fortin, directrice de l’établissement. « Ça leur procure un espace pour se parler, pour se construire, pour développer leur esprit critique. Et ils adorent ça ! »

Un enthousiasme partagé par des élèves de 6e année que nous avons rencontrés et qui ont suivi les ateliers de Marie-Christine Poutré l’an dernier. « C’est juste tellement l’fun de faire de la philosophie », s’exclame d’emblée Louis-Charles, 12 ans. Le jeune homme, pourtant très sportif, se souvient d’avoir quitté à reculons ses ateliers de philosophie pour sortir à la récréation.

« En un cours, tu peux apprendre des dizaines et des dizaines de choses ! » poursuit-il. L’an dernier, la question du port des armes à feu, de la différence entre les garçons et les filles et de ce qui se passe après la mort ont notamment été abordés.

Des discussions qui n’ont rien à voir avec l’enseignement plus conventionnel auquel ces jeunes sont habitués. « La philo, c’est une expression de toi, illustre Arad, 12 ans. Ce sont des questions sans réponse. Donc tout ce que tu dis, c’est égal à ce que quelqu’un d’autre dit, contrairement aux mathématiques où il y a juste une réponse fixe. »

Des débats qui amènent également les élèves à découvrir leurs camarades sous un nouvel angle. Au fil des discussions, « on devient comme une grande famille, mentionne Bianca, 12 ans. Ceux qui sont plus gênés et qui parlent moins, c’est d’eux qu’on en apprend le plus. »

Et la plupart du temps, les discussions se poursuivent à l’extérieur de la salle de classe, que ce soit à la maison ou à la récréation. « On a créé un véritable raz-de-marée », glisse Mme Fortin.

À la portée de toutes les écoles

À l’école des Amis-du-Monde, l’idée d’inclure des ateliers de philosophie dans le cursus scolaire était étroitement liée à la question du vivre-ensemble. « On a seulement une dizaine de familles dont la langue maternelle est le français », souligne la directrice de l’établissement.

« On devait développer un sentiment d’appartenance. On se construit ensemble en se parlant et en s’écoutant. »

Photo: Guillaume Levasseur Le DevoirPour parvenir à offrir des ateliers de philosophie aux élèves, la direction a décidé de les inclure dans le cours Éthique et culture religieuse.

Un projet qui a transformé l’établissement et qui est à la portée de bien des écoles, croit-elle. « On n’est pas une école alternative ou une école à vocation particulière », insiste Mme Fortin.

Pour parvenir à offrir des ateliers de philosophie aux élèves, la direction a décidé de les inclure dans le cours Éthique et culture religieuse. Une tendance qui serait à la hausse dans les écoles québécoises, bien qu’aucune donnée ne soit disponible à ce sujet.

Michel Sasseville, professeur à la Faculté de philosophie de l’Université Laval à Québec, est une sommité en matière de promotion de la pratique de la philosophie chez les élèves d’âge scolaire. « J’en ai fait ma vie », laisse-t-il tomber.

« Le but, ce n’est pas d’en faire des petits philosophes pour qu’ils nous sortent des perles, précise-t-il d’entrée de jeu. La philosophie, c’est un moyen, un instrument pour arriver à ce que les enfants, très tôt, apprennent à penser par eux-mêmes. »

Depuis une trentaine d’années, Michel Sasseville parcourt le globe pour mettre sur pied des centres de formation en philosophie pour enfants. Ces centres sont aujourd’hui implantés dans 72 pays, dont un est rattaché à l’Université Laval. Une croisade qu’il a menée avec les chercheurs américains Matthew Lipman et Ann Margaret Sharp.

Une quête commune

Ces deux professeurs de l’Université Columbia ont créé, dans les années 1960, une approche prônant la création de communautés de recherche pour les enfants. En partant d’une histoire, qui est lue à voix haute en groupe, des élèves sont invités à proposer des questions dont ils aimeraient discuter, puis à s’investir dans une quête commune.

 J’aimerais qu’on parle d’amour. Comment deux personnes peuvent-elles se rencontrer et ensuite s’aimer ?

Une ambiance de collaboration s’installe alors, permettant aux enfants de se nourrir de la diversité des points de vue. « Il y a de l’écoute, du respect, explique Michel Sasseville. Ils deviennent vraiment une équipe de chercheurs en train d’étudier une question. » Dès leur plus jeune âge, les enfants sont ainsi encouragés à écouter, à remettre en question, à douter. Une approche qui peut mener à la réduction des préjugés et à une capacité accrue à résoudre des conflits avec les autres.

« Le présupposé qui est derrière cette démarche, c’est que tu te construis grâce aux autres et non pas tout seul contre les autres. Juste ça, ça change tellement de choses », souligne Michel Sasseville.

Une idée qui semble avoir le vent dans les voiles au Québec. L’an dernier, les inscriptions au certificat en philosophie pour les enfants offert à l’Université Laval ont connu un bond de 150 %. Un intérêt qui n’est pas étranger à la publication, en 2016, du livre Philosopher et méditer avec les enfants du philosophe français Frédéric Lenoir — qui a eu un grand retentissement populaire — et de la création, toujours par Frédéric Lenoir, de la fondation SEVE qui propose des formations en philosophie pour enfants étalées sur quatre fins de semaine, offertes notamment ici au Québec.

« Frédéric Lenoir dit qu’avec une génération, on va changer le monde, moi je dis deux ! » conclut Michel Sasseville, dans un sourire.

par Magdaline Boutros, Le Devoir | Vivre


POUR ALLER PLUS LOIN

La vie après la mort : Une théorie quantique nous éclaire

La grande question de la vie, celle dont nous cherchons une réponse depuis des années : que se passe-t-il quand nous mourons ?

Même la science moderne cherche à répondre à cette question. D’où vient la conscience humaine et quelle est son origine ? Est-ce simplement un produit du cerveau, ou le cerveau lui-même est-il un récepteur de la conscience ? Si la conscience n’est pas un produit du cerveau, cela signifie que nos corps physiques ne sont pas nécessaires pour sa continuation ; La conscience peut exister en dehors de nos corps.

Poser ces questions est fondamental pour comprendre la vraie nature de notre réalité, et avec la physique quantique qui gagne de plus en plus de popularité, les questions concernant la conscience et sa relation à la physicalité humaine deviennent de plus en plus pertinentes.

Max Planck, physicien théorique crédité de la théorie quantique originale (un exploit qui lui a valu le prix Nobel de physique en 1918) offre peut-être la meilleure explication de pourquoi la compréhension de la conscience est si essentielle : «Je considère la conscience comme fondamentale. Je considère la matière comme dérivée de la conscience. Nous ne pouvons pas rester derrière la conscience. Tout ce dont nous parlons, tout ce que nous considérons comme existant, postule comme la conscience.” (Source)

Eugène Wigner, également physicien théoricien et mathématicien, a déclaré qu’il n’est pas possible de «formuler les lois de la mécanique quantique d’une manière pleinement cohérente sans référence à la conscience».

La conscience continue-t-elle après la mort ?

En 2010, l’un des scientifiques les plus respectés dans le monde, Robert Lanza, a publié un livre intitulé “Biocentrisme : Comment la vie et la conscience sont les clés pour comprendre la vraie nature de l’Univers”.

Expert en médecine régénérative et directeur scientifique d’Advanced Cell Technology Company, Lanza s’intéresse également beaucoup à la mécanique quantique et à l’astrophysique, un intérêt qui l’a conduit à développer sa théorie du biocentrisme : la théorie selon laquelle la vie et la conscience sont fondamentales pour la compréhension de la nature de notre réalité, et que la conscience est venue avant la création de l’univers matériel.

Sa théorie implique que notre conscience ne meurt pas avec nous, mais qu’elle se déplace, ce qui suggère que la conscience n’est pas un produit du cerveau. C’est tout à fait autre chose, et la science moderne commence seulement à comprendre ce que cela pourrait être.

Cette théorie est mieux illustrée par l’expérience quantique des doubles fentes. C’est un excellent exemple qui montre comment les facteurs associés à la conscience et à notre monde matériel sont liés d’une certaine manière ; Que l’observateur crée la réalité.

Les physiciens sont forcés d’admettre que l’Univers pourrait être une construction mentale, ou tout au moins, que la conscience joue un rôle fondamental dans la création de la matière.

R.C. Henry, professeur de physique et d’astronomie à l’université Johns Hopkins a écrit dans une publication de 2005 pour la revue Nature :

Selon Sir James Jeans (physicien pionnier) : «Le courant de la connaissance se dirige vers une réalité non mécanique ; L’Univers commence à ressembler davantage à une grande pensée qu’à une grande machine. L’esprit ne semble plus être un intrus accidentel dans le domaine de la matière… nous devrions plutôt le saluer en tant que créateur et gouverneur du royaume de la matière. L’Univers est immatériel, mental et spirituel. Vivre et profiter.
(«L’Univers Mental», Nature 436:29, 2005) (source)

La théorie de Lanza implique que si le corps génère la conscience, alors la conscience meurt quand le corps meurt. Mais si le corps reçoit la conscience de la même façon qu’un téléphone reçoit des signaux satellites, alors bien sûr la conscience ne se termine pas à la mort du véhicule physique. C’est un exemple couramment utilisé pour décrire l’énigme de la conscience.

L’expérience des doubles fentes a montré à maintes reprises que «les observations ne perturbent pas seulement ce qui doit être mesuré, mais elles le produisent. Nous obligeons [l’électron] à prendre une position définie. Nous produisons nous-mêmes les résultats de la mesure”. (Source)

L’idée que nous puissions vivre dans un univers d’un type holographique n’est pas si éloignée, et si l’observateur est requis pour que la matière physique se manifeste, alors l’observateur doit exister avant le corps physique.

L’hypothèse que le cerveau crée la conscience domine le monde matérialiste courant de la science, malgré la richesse des preuves montrant que le cerveau (et toute notre réalité physique, d’ailleurs) pourrait être un produit de la conscience.

Ci-dessous une grande citation pour illustrer ce que signifie la science «matérielle».

“La vision du monde scientifique moderne repose principalement sur des hypothèses qui sont étroitement associées à la physique classique. Le matérialisme (l’idée que la matière est la seule réalité) est l’une de ces hypothèses. Une hypothèse connexe est le réductionnisme, la notion que les choses complexes peuvent être comprises en les réduisant aux interactions de leurs parties, ou à des choses plus simples ou plus fondamentales telles que de minuscules particules matérielles.
– Manifeste pour une science post-matérialiste

L’examen des processus neurochimiques dans le cerveau qui se produisent lorsque l’on a une expérience subjective est important, et offre certains aperçus. Il nous dit que lorsque «ce» type d’expérience se produit, «cela» se passe dans le cerveau. Mais il ne prouve pas que les processus neurochimiques produisent l’expérience. Et si l’expérience elle-même produit les processus neurochimiques ?

Déterminer comment la conscience fait que la matière se concrétise est notre prochaine étape. Une chose est certaine, cependant, avec toutes les informations qui postulent de l’existence de la conscience comme indépendante du cerveau, il est temps de repousser les limites de notre cadre actuel de la connaissance et la question de ce que nous pensons savoir.

Les implications de cette théorie sont immenses. Imaginez si la vie après la mort est confirmée par la communauté scientifique dominante, quel impact cela aurait-il non seulement sur notre compréhension de la science, mais aussi sur la philosophie, la religion et bien d’autres domaines de notre vie ?

 

Une grande conférence

Ci-dessous se trouve une excellente vidéo de Dr. Gary Schwartz, un professeur à l’université de l’Arizona, qui discute de si la conscience est le produit du cerveau ou un récepteur de celui-ci. C’est un petit aperçu d’un sujet qui est plein de recherches scientifiques examinées par les pairs que peu de gens ont le temps de regarder. Il serait presque impossible de passer par tout cela.

Certains scientifiques et philosophes à tendances matérialistes refusent de reconnaître ces phénomènes parce qu’ils ne sont pas compatibles avec leur conception exclusive du monde. Le rejet de l’enquête post-matérialiste de la nature ou le refus de publier de solides conclusions scientifiques appuyant un cadre post-matérialiste s’opposent à l’esprit véritable de l’enquête scientifique, à savoir que les données empiriques doivent toujours être traitées de manière adéquate. Les données qui ne correspondent pas aux théories et aux croyances favorisées ne peuvent être rejetées a priori. Ce rejet est le domaine de l’idéologie, et non de la science.

– Dr Gary Schwartz, professeur de psychologie, de médecine, de neurologie, de psychiatrie et de chirurgie à l’université de l’Arizona (1)

Qu’en est-il des expériences de mort imminente ?

Ci-dessous une vidéo du Dr. Bruce Greyson parlant lors d’une conférence organisée par les Nations Unies. Il est considéré comme l’un des pères des études de le vie après la mort, et est un professeur émérite de psychiatrie et de neurosciences comportementales à l’université de Virginie.

Dans la vidéo, il décrit des cas documentés d’individus qui étaient cliniquement morts (ne montrant aucune activité cérébrale), mais qui observaient tout ce qui leur arrivait en même temps. Il décrit comment il y a eu de nombreux cas où les individus ont été capables de décrire des choses qui auraient dû être impossibles à décrire. Une autre déclaration importante du Dr Greyson est que ce type d’étude a été découragée en raison de notre tendance à considérer la science comme totalement matérialiste. Voir, c’est croire, pour ainsi dire, dans la communauté scientifique. Il est regrettable que simplement parce que nous ne pouvons pas expliquer quelque chose par des moyens matérialistes, ce doit être discrédité instantanément. Le simple fait que la «conscience» elle-même est une «chose» non physique est troublant à comprendre pour certains scientifiques et, par le fait d’être non matérielle, ils croient qu’elle ne peut pas être étudiée par la science.

Les expériences de mort imminente (NDE) ont été documentées et étudiées pendant une longue période. Par exemple, en 2001, la revue médicale internationale The Lancet, a publié une étude de 13 ans sur les expériences de mort imminente (NDE) :

Nos résultats montrent que les facteurs médicaux ne peuvent pas expliquer l’apparition d’une NDE. Tous les patients ont eu un arrêt cardiaque, et étaient cliniquement morts et inconscients, résultant d’une insuffisance de l’approvisionnement en sang au cerveau. Dans ces circonstances, l’EEG (une mesure de l’activité électrique du cerveau) devient plat, et si la RCP n’est pas commencée dans les 5-10 minutes, un dommage irréparable est fait au cerveau et le patient meurt. (2) (3)

Les chercheurs ont suivi un total de 344 patients, étonnamment, 18% d’entre eux avaient une sorte de mémoire de lorsqu’ils étaient morts ou inconscients (sans aucune activité cérébrale), et 12% (1 sur 8) ont eu une très forte et “profonde” expérience. Gardez à l’esprit que ces expériences se sont produites quand il n’y avait pas d’activité électrique dans le cerveau suite à un arrêt cardiaque.

Une autre étude de l’université de Southampton, où les scientifiques ont trouvé des preuves que la conscience peut continuer pendant plusieurs minutes au moins après la mort. Dans le monde scientifique, on pensait que c’était impossible. Il s’agit de la plus grande étude sur les expériences de mort proche du monde jamais publiée et publiée dans la revue Resuscitation : (4)

En 2008, une étude à grande échelle impliquant 2060 patients de 15 hôpitaux au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Autriche a été lancée. L’étude AWARE (AWAreness during Resuscitation), parrainée par l’université de Southampton au Royaume-Uni, a examiné la vaste gamme d’expériences mentales liées à la mort. Les chercheurs ont également testé la validité d’expériences conscientes en utilisant des marqueurs objectifs pour la première fois dans une étude de grande envergure pour déterminer si les revendications de la conscience compatible avec les expériences hors du corps correspondent avec des événements réels ou hallucinatoires. (Source)

Commentaires et vidéo de conclusion

Nikola Tesla l’avait clairement dit : «Le jour où la Science commencera à étudier les phénomènes non physiques, elle fera plus de progrès en une décennie que dans tous les siècles précédents de son existence.”

Il y a une raison pour laquelle chaque année, les scientifiques reconnus internationalement continuent à pousser ce sujet couramment négligé dans la communauté scientifique principale. Le fait est que la matière (protons, électrons, photons, tout ce qui a une masse) n’est pas la seule réalité. Si nous voulons comprendre la nature de notre réalité, nous ne pouvons pas continuer à examiner la réalité physique tout en ignorant le fait que «l’invisible» en compose la majeure partie.

La question la plus impérative est peut-être, quel est le rôle du système non-physique, comme la conscience, par rapport aux systèmes physiques (matière) ?

“Malgré le succès empirique incomparable de la théorie quantique, la suggestion même que cela puisse être littéralement vrai comme une description de nature est toujours saluée avec le cynisme, l’incompréhension et même la colère.” (T. Folger, “Quantum Shmantum” ; Discover 22:37-43, 2001)

C’est ce qu’on appelle la science post-matérialiste, et à mon avis, c’est clairement le prochain domaine d’étude pour mieux comprendre la nature de notre Univers. Et l’étude de la «conscience» est juste au cœur.

Je vais vous laisser une dernière discussion entre le Dr Greyson (mentionné plus haut dans l’article) et le scientifique en chef à l’Institut des sciences noétiques, le Dr Dean Radin.

Neuroscience : La nouvelle théorie de la conscience empreinte de spiritualité

Neurosciences: la nouvelle théorie de la conscience est empreinte de spiritualité

« La science n’est pas seulement compatible avec la spiritualité. C’est une source profonde de spiritualité. » Carl Sagan

Article publié dans le Huffingtonpost Québec par Bobby Azarian, docteur en neurosciences  

SCIENCE – Il semblerait que nous entrions dans une période inédite de l’histoire de l’Homme et de la science: une époque où mesures empiriques et raisonnements déductifs peuvent nous fournir des informations d’ordre spirituel. La récente théorie de l’information intégrée (TII), développée par les neuroscientifiques Giulio Tononi et Christof Koch, décrit la manière de mesurer expérimentalement le degré de conscience d’un système.

À ce titre, elle pourrait potentiellement répondre à des questions qui paraissaient autrefois insolubles. Par exemple: « Qui, de la chauve-souris ou du scarabée, est le plus conscient? » De plus, cette théorie suppose que tout système capable de traiter et d’intégrer des informations, qu’il soit organique ou inorganique, observe le monde avec un certain degré de subjectivité. Les plantes, les smartphones, internet et même les protons en sont de multiples exemples. Le résultat, c’est un cosmos composé de matière consciente. Mais avant d’appréhender toute la bizarrerie de cette idée, parlons un peu de la manière dont nous en sommes arrivés là.

Déclin et chute de la mystique

Tandis qu’une partie de plus en plus vaste du monde naturel se trouve décrite de manière objective et empirique, on assiste au déclin de plus en plus rapide des croyances en l’existence de tout ce qui va à l’encontre des explications scientifiques actuelles. La majorité des diplômés de l’enseignement supérieur n’acceptent plus les explications surnaturelles ou magiques que les livres sacrés donnent à des processus physiques. Pas plus qu’ils ne croient en l’existence réelle, après la mort, de royaumes mystiques offrant bonheur ou punition éternels aux « âmes » des justes ou des méchants.

Tout cela s’explique par la capacité remarquable de la science moderne à expliquer des phénomènes qu’on croyait auparavant inexplicables. Aujourd’hui, la science a décrit à peu près tout ce qui peut l’être. Nous comprenons la naissance des trous noirs, et leur place dans la géométrie de l’espace-temps. Nous savons comment peuvent évoluer de nouvelles espèces vivantes, et les règles statistiques qui gouvernent ces processus. Nous appréhendons même assez bien le moment exact où l’univers a commencé à exister, et avec lui l’ensemble du monde réel! Mais aucun scientifique sérieux et bien informé ne vous dira qu’en l’état actuel, nous comprenons complètement ce que chacun d’entre nous connaît le mieux: notre propre conscience.

L’un des derniers grands mystères de la science

Malgré toutes nos avancées depuis l’époque de Descartes, qui avait posé comme principe que la conscience est en réalité une sorte d’esprit immatériel non soumis aux lois physiques, nous ne disposons toujours pas d’une explication scientifique complète et satisfaisante de la connaissance. Nous sommes tout simplement incapables de la quantifier. Et dans ces conditions, comment savoir si les êtres vivants non humains, qui ne peuvent communiquer avec nous, sont également conscients? Les chats sont-ils capables de ressentir et de penser? La plupart des gens diront probablement que oui. Mais alors, qu’en est-il d’une coccinelle? Et si c’est le cas, comment savoir quels êtres vivants ont une plus grande conscience que les autres? Les animaux dotés d’une mémoire très développée et d’un comportement d’une impressionnante intelligence, comme les dauphins ou les corbeaux, ont-ils une perception du monde unifiée et consciente, et donc semblable à la nôtre? Il est quasiment impossible de répondre à ces questions si l’on ne peut mesurer la conscience. Fort heureusement, une théorie neuroscientifique de plus en plus partagée compte justement s’y atteler.

La nouvelle arme secrète: la théorie de l’information intégrée

La théorie de l’information intégrée, sujet assez brûlant dans les neurosciences actuelles, affirme fournir une manière précise de mesurer la conscience et d’exprimer ce phénomène en termes purement mathématiques. Cette théorie, développée par Giulio Tononi, psychiatre et neuroscientifique, s’est attiré les faveurs de scientifiques renommés dont Christof Koch, directeur des études neuroscientifiques de l’Institut Allen, qui défend à présent cette idée, au même titre que Tononi. Le fait d’armes le plus connu de Koch est sans doute d’avoir propulsé les recherches sur la conscience au premier rang de la neuroscience, grâce à sa longue collaboration avec feu Francis Crick, codécouvreur de la structure de l’ADN. À présent, Tononi et Koch se consacrent à cette théorie, épaulés par un nombre croissant de scientifiques, dont certains sont issus d’autres domaines que la neuroscience. Comme Max Tegmark, physicien de renom et auteur à succès, qui a rejoint les rangs de ceux qui pensent avoir découvert comment l’un des plus grands secrets de la science peut être ramené à des nombres. Ou, plus exactement, ramené à des informations exprimées en bits.

Nous savons donc, à présent, que d’éminents scientifiques considèrent qu’il s’agit d’une théorie très importante. Mais comment, exactement, la TII s’efforce-t-elle de quantifier une chose aussi mal définie et apparemment difficile à appréhender que la conscience?

La TII en deux mots

Comme un ordinateur, le cerveau enregistre et traite des informations. Mais c’est la manière dont celles-ci sont partagées dans l’ensemble des réseaux cérébraux qui génère une expérience consciente aussi riche et aussi puissante. Considérons l’observation d’un coucher de soleil. Grâce aux avancées de l’imagerie cérébrale, la neuroscience moderne nous apprend que cet événement implique un certain nombre de régions distinctes, dont chacune traite séparément des informations sur différents aspects de l’événement. Une région du cortex visuel (connue sous le nom de « V2 ») traite la forme et la couleur des rayons jaunes et orange sur les nuages. Des aires auditives dans le lobe temporal reçoivent des informations sur le bruit du vent qui souffle autour de vous tandis que vous fixez l’horizon. Ce vent qui souffle contre votre peau génère également dans le cortex somatosensoriel des ensembles de signaux électriques qui vous donnent une sensation de caresse. Des tas de choses différentes se passent dans des endroits très éloignés les uns des autres.

Et pourtant, nous percevons tout cela comme une même expérience consciente et unifiée.

Selon la TII, cette expérience unifiée repose sur la capacité du cerveau à fusionner (ou intégrer) en un tout cet afflux d’informations sensorielles. Pour mesurer le degré de cette intégration, Tononi a fait appel aux principes mathématiques formulés par l’ingénieur américain Claude Shannon – qui avait développé vers le milieu du XXe siècle une théorie scientifique de l’information destinée à décrire la transmission de données – et les a appliqués au cerveau. Pour la TII, ces mesures d’informations permettent de calculer un nombre exact correspondant au degré d’information intégrée existant à un instant T dans le cerveau. Tononi a choisi d’appeler cette unité métrique « Phi » (ou Φ), ce qui sert d’indice de conscience. Plus le Phi est élevé, plus le système est conscient. Peu importe qu’il s’agisse du système nerveux d’un enfant, d’un chat ou même d’une coccinelle.

Alors, problème résolu?

Tout ça paraît tout simple, non? C’est ce que la science a toujours cherché à comprendre: décrire les choses objectivement, et dépouiller de tout mystère des phénomènes naturels dont nous n’avons qu’une compréhension très floue. Cela permettra-t-il de démystifier la conscience, sujet sur lequel les philosophes se sont affrontés pendant des siècles? Tout cela répond indéniablement à des questions très importantes, mais quand on pousse le raisonnement jusqu’au bout, tout devient franchement bizarre… et aussi, il faut bien le dire, assez bluffant. Mais avant d’arriver aux conclusions bizarres, commençons par les questions du même type, que les sciences physiques modernes ont globalement ignorées et qui peuvent, au premier coup d’œil, sembler assez banales.

Des questions difficiles

Comment le traitement physique d’une information peut-il créer une expérience intérieure subjective?

Comment la matière peut-elle avoir un point de vue subjectif?

Comment de simples signaux électriques peuvent-ils produire des sensations qualitatives et une connaissance des choses?

Et, surtout, pourquoi l’information devrait-elle impliquer un « ressenti »?

Ces questions sont quasiment synonymes, et définissent ce que les philosophes ont surnommé le « problème difficile de la conscience », un concept adopté par de nombreux neuroscientifiques. Inversement, le « problème facile » (bien que celui-ci soit, lui aussi, extrêmement complexe) est de découvrir tous les mécanismes quantitatifs et cognitifs qui entourent la conscience, ce qui est tout à fait différent de la simple description d’une expérience. La science ne s’était jusqu’ici consacrée qu’à la résolution des questions liées au « problème facile de la conscience ». Certains croient toujours que les questions qui touchent aux expériences subjectives ne peuvent recevoir de réponse quantitative, et ne s’appliquent donc qu’à la philosophie. D’autres gèrent cette situation en refusant carrément d’admettre l’existence de la conscience! Cependant, la réalité de la conscience parle de soi, et la nier reviendrait à nier sa propre existence. Le côté unique de la TII, c’est qu’elle reconnaît la conscience comme un phénomène réel, descriptible de manière objective et mathématique.

La TII répond-elle vraiment au « problème difficile de la conscience », c’est-à-dire à la manière dont le domaine physique engendre une expérience subjective?

En deux mots: pas vraiment.

Le cerveau enregistre et traite des informations. Comment et pourquoi celles-ci prennent les caractéristiques d’un « ressenti »? Cela reste un mystère. La TII nous dit comment mesurer le degré de conscience, mais pas comment différents types d’informations sont liés à différentes sensations subjectives, allant de la brûlure d’une flamme à l’orgasme. Comme l’a déclaré le philosophe Ned Block, il se pourrait que le Phi soit lié à la conscience, sans jouer un rôle quelconque.

Comment les partisans de la TII expliquent-ils la subjectivité?

Christof Koch vous répondrait: la conscience est une propriété fondamentale de l’univers. Là où il y a des informations intégrées, il y a une expérience. La théorie considère son existence comme avérée, et n’est donc pas obligée d’en expliquer le mécanisme. C’est un fait naturel: l’information a un aspect interne, en plus de son côté externe composé de bits.

Suivons la logique de cette idée, histoire de voir si elle tient la route. Nous savons que certains états de conscience sont liés à des sensations. Or, ces états ne sont que des états d’information. Par conséquent, l’information est liée à un ressenti. Voilà qui paraît solide. Selon la TII, les mammifères inférieurs tels que les chats possèdent une expérience consciente, tout comme les insectes, même à un niveau minime. Une telle idée semble intuitive. Pourquoi y aurait-il une sorte de frontière magique à partir de laquelle un système nerveux deviendrait spontanément conscient, comme en pressant un bouton? Il est plus probable qu’il existe un continuum de l’expérience. Celui-ci évolue probablement selon un gradient, allant des sensations brutes et très simples des organismes unicellulaires à la connaissance qualitative plus complexe des humains. Mais qu’en est-il des systèmes non biologiques qui intègrent des informations?

C’est là que ça devient bizarre

Ce qu’il y a d’intéressant dans la TII, c’est qu’elle ne suppose pas que toute entité consciente est nécessairement un organisme vivant. Tout système capable d’intégrer des informations, qu’il soit fait de carbone ou bien composé de puces en silicone et de fils métalliques, devrait produire des états de conscience. Comme les processeurs d’informations, les ordinateurs modernes possèdent, dans une certaine mesure, une connaissance, mais vraisemblablement tellement réduite qu’elle pourrait être indétectable par un observateur humain. En fait, selon la TII, votre iPhone a bel et bien des ressentis. Voilà qui devrait satisfaire les chercheurs dans le domaine de l’intelligence artificielle, qui espèrent souvent que leurs créations soient un jour « vivantes ». Dans notre monde régenté par la technologie, la TII révèle que la conscience se trouve à la fois dans nos foyers et dans nos mains.

Même si tout cela pourrait sembler assez étrange, l’idée que des machines peuvent être conscientes n’est peut-être pas complètement inimaginable, au vu de tous les robots dotés de conscience que la science-fiction a instillés dans nos esprits. Peut-on aller plus loin?

Bien sûr.

Si vous êtes très intelligent (ou en train de planer), peut-être avez-vous brièvement songé, d’une manière ou d’une autre, à la question suivante en lisant ce qui précède: les êtres humains ne passent-ils pas leur temps à échanger des informations via un réseau global d’ordinateurs, qui enregistrent et intègrent collectivement des informations de manière complexe? Faisons donc un saut dans l’inconnu.

Internet prend vie

Si nous prenons la TII au sérieux, il nous faut admettre qu’un système comme internet peut posséder des états de conscience semblables à ceux d’un système nerveux biologique, tant que les informations y sont intégrées de façon similaire. Christof Koch lui-même a étudié cette possibilité.

« Réfléchissons à la création la plus vaste et la plus complexe du genre humain: internet. Celui-ci est composé de milliards d’ordinateurs reliés par des fibres optiques et des câbles en cuivre, qui créent des connexions spécifiques grâce à des protocoles de communication ultrarapides. Chacun de ces processus est lui-même composé de quelques milliards de transistors. Internet doit avoir en tout environ 10 puissance 19 transistors, soit l’équivalent du nombre de synapses dans les cerveaux de 10 000 personnes. Par conséquent, en nombre de composants, il dépasse largement n’importe quel cerveau humain. Internet a-t-il une certaine forme de conscience? Il n’y a, aujourd’hui, pas de réponse à cette question. C’est cependant tout à fait concevable. »

Pour le moment, il semble hautement improbable qu’internet possède une connaissance de soi similaire à la nôtre. Nos cerveaux sont façonnés par l’évolution depuis des millions d’années, ce qui a développé et peaufiné leurs capacités à traiter l’information. Néanmoins, l’idée d’une Toile dotée de conscience est certainement envisageable.

 

 

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Une conscience collective basée sur l’information

Eh oui. Cette théorie admet la possibilité de l’émergence d’un « superorganisme » abstrait, composé de multiples individus. Beaucoup de questions déconcertantes en découlent. Si le Web devait pour ainsi dire se « réveiller », montrerait-il des formes apparentes de comportements observables, unifiés et coordonnés? Ou ne serions-nous, sans le savoir, qu’un élément d’un plus vaste système, tout comme un neurone n’a pas connaissance de sa contribution dans la formation d’un état mental? Envisager l’idée d’une entité vivante possédant à peu près toutes les connaissances accumulées par l’humanité n’est pas seulement amusant, mais aussi productif d’un point de vue scientifique.

En théorie, il n’y a quasiment aucune limite à la croissance et à l’évolution d’un système entièrement conscient dans l’espace. Celle-ci ne dépend que du taux de croissance de l’information et de la complexité, qui, comme nous l’avons vu, a tendance à augmenter de manière exponentielle.

Jusqu’à présent, nous avons évoqué des consciences capables de couvrir de grandes distances sans aucune structure physique tangible. Mais qu’en est-il des agencements d’information invisibles à l’œil nu?

Des protons qui ressentent

Selon la TII, tout ce qui est doté d’un Phi non nul possède une expérience subjective, y compris les particules subatomiques. Koch écrit:

« Même la matière la plus simple possède un petit peu de Φ [information intégrée]. Les protons et les neutrons sont composés d’une triade de quarks qu’on n’observe jamais de manière isolée. Ils constituent un système intégré infinitésimal. »

Tout ceci a des conséquences très profondes. Cela signifie notamment que la conscience s’étend dans tout l’espace, comme un gigantesque réseau d’expérience. Bien entendu, le niveau de conscience est plus grand là où l’intégration de l’information est plus importante mais, en substance, « l’esprit » (ou la « psyché ») est partout. La TII est en fait la version moderne d’une très ancienne doctrine philosophique appelée « panpsychisme« . Mais avant de rejeter ce concept simplement en raison de son nom bizarre, il faut savoir que des penseurs de premier plan, tels que Spinoza, Leibniz ou James, sont considérés comme des panpsychistes. L’idée centrale de cette doctrine est que toute matière a un aspect mental, ce qui rend la conscience universelle. Toujours selon Koch:

« L’intégralité du cosmos regorge de conscience. Nous sommes entourés, immergés dans la conscience. Elle est dans l’air que nous respirons, le sol que nous foulons, les bactéries qui colonisent nos intestins, et le cerveau qui nous permet de penser.

 

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Une nouvelle forme de spiritualité, dans les limites de la science

Jusqu’à présent, la TII est le meilleur exemple d’une doctrine scientifique se proposant d’offrir une description objective de la conscience. À ce titre, ses idées apparemment radicales méritent notre considération. Réfléchir à des questions que l’on pensait auparavant réservées aux fumeurs de pétards est à présent la tâche des plus brillants esprits scientifiques. La plupart des penseurs rationnels tombent d’accord sur l’absurdité du concept de dieu incarné, qui réprouverait la masturbation et perturberait régulièrement les lois de la physique en réponse à de simples prières. Cette théorie ne cherche pas à défendre une telle idée. Elle ne fait que révéler une harmonie sous-jacente dans la nature, et une présence mentale généralisée, qui ne s’arrête pas aux systèmes biologiques. Les conclusions logiques inévitables et les implications de la TII sont empreintes à la fois d’élégance et de précision. Elle est source d’une spiritualité scientifique d’un genre nouveau, dépeignant une existence pleine de spiritualité que même les matérialistes les plus convaincus et les plus fervents athées peuvent défendre sans complexe.

« La religion de l’avenir sera une religion cosmique. Elle transcendera l’idée d’un Dieu incarné, évitera les dogmes et la théologie. Couvrant à la fois le domaine naturel et spirituel, elle se basera sur un sentiment religieux, né de l’expérience d’une unité significative en toutes choses, naturelles et spirituelles. » – Albert Einstein

 

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Cet article, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Guillemette Allard-Bares pour Fast for Word.